Trois questions à Alain Gresh, cofondateur et rédacteur en chef d’Orient XXI.

Le 10 décembre 2020, le FPL, suite à son premier appel à projets, a annoncé son soutien à trois médias indépendants

Parmi eux, Orient XXI, soutenu à hauteur de 15 000 euros. Né en 2013, Orient XXI veut favoriser une autre vision du Proche et du Moyen-Orient en montrant la complexité des situations. En plus des analyses géopolitiques et économiques, ce média traite des résistances des sociétés, des initiatives pour défendre la biodiversité, ou encore inventer une nouvelle scène culturelle. Orient XXI veut lancer l’édition en italien et développer l’offre éditoriale grâce à l’augmentation des articles traduits en anglais, arabe et espagnol.

Pour faire connaissance avec ce projet, trois questions à son cofondateur et rédacteur en chef. 

Qui êtes-vous ?

Je suis journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique où j’ai travaillé pendant trente ans. Né en Égypte, je me suis toujours passionné pour le monde arabe et musulman, un monde si proche mais souvent mal connu et objet de nombre de préjugés. C’est pour aider à une meilleure connaissance de cette région qui fait souvent la Une de l’actualité que j’ai lancé le 1er octobre 2013 Orient XXI, un journal en ligne. Je l’ai fait avec l’aide d’un ancien diplomate et avec des journalistes, des chercheurs et des universitaires. La plupart des membres du comité de rédaction sont bénévoles mais, depuis le début de l’année, notre équipe compte deux salariées journalistes. Média gratuit, nous fonctionnons grâce aux dons réguliers de nos lecteurs, au bénévolat et aux subventions.

Quelques mots sur Orient XXI ?

Notre média couvre l’actualité sans courir après elle. Il veut offrir une grille d’analyse loin des lecture simplistes qui font de l’islam une clef majeure de compréhension de la région qui va du Maroc à l’Iran. Nous abordons les sociétés dans leurs différences, leur vie quotidienne, leurs luttes persistantes pour la justice. Nous publions chaque jour un long article long. Au cours des années, nous avons diversifié notre production, avec des éditions en quatre langues (arabe, anglais, persan et espagnol), avec plus de reportages, d’enquêtes, une rubrique « Mots d’islam » et une autre, « Va comprendre ! », destinée à un public plus jeune. Nous avons créé un Réseau des médias indépendants sur le monde arabe avec des journaux du sud de la Méditerranée.

En quoi le soutien du Fonds pour une Presse Libre va vous aider ?

Dès le lancement, une de nos priorités a été de mettre en place des versions en langues étrangères, avec une priorité à l’arabe. Non seulement pour offrir nos textes à un public arabophone, mais aussi pour pouvoir accueillir des journalistes arabophones, pour qu’ils puissent donner leur vision de leur pays, de leur région et les mettre à la disposition d’un public francophone. Grâce à l’aide du Fonds, nous voulons renforcer cette production en arabe ainsi que notre présence sur les réseaux sociaux arabophones en recrutant un gestionnaire de communauté (à temps partiel). Par ailleurs, le Fonds nous aidera à développer nos éditions en anglais et en espagnol et lancer une édition en italien.

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