Le FPL lance sa campagne annuelle de dons : contribuez !

Le Fonds pour une presse libre lance aujourd’hui sa campagne annuelle de dons. Objectif : réunir 100 000 euros avant le 29 octobre pour financer « Six mois pour ne pas sombrer », son dixième appel à projets. Des enquêtes et des reportages sur l’extrême droite et sa nébuleuse réactionnaire, publiés avant le premier tour de la présidentielle.

Le Fonds pour une presse libre n’est ni un parti ni un groupe militant. Il ne soutient aucune candidature. Mais il a une mission, et cette mission lui interdit de regarder ailleurs pendant les six mois qui viennent.

Pour la première fois depuis 1945, une candidate d’extrême droite est donnée favorite à l’élection présidentielle. Ce qui se joue d’ici au 18 avril 2027 ne concerne pas seulement le résultat d’un scrutin. Cela concerne les conditions dans lesquelles vous pourrez, demain, savoir ce que font celles et ceux qui nous gouvernent.

Ce que le RN fait déjà à la presse

Ces conditions, le Rassemblement national travaille déjà à les réduire. Procès à répétition contre des rédactions, presque toujours perdus mais toujours coûteux. Listes noires de journalistes, interdictions d’accès, campagnes de harcèlement. Et chaque année, ses députés déposent les mêmes amendements : hausse de la TVA sur la presse, suppression des aides publiques, fin de la déductibilité fiscale des dons à la presse.

Ce dernier point mérite d’être lu deux fois. C’est le mécanisme qui rend pour beaucoup d’entre vous un don possible qu’ils veulent supprimer.

Il y a plus direct encore. Des maires et des élus RN financent, avec de l’argent public et au nom de la « protection fonctionnelle », des procédures destinées à épuiser les médias locaux qui enquêtent sur eux.

Rien de tout cela n’est une affaire de journalistes. Quand une rédaction renonce à une enquête parce qu’elle ne peut pas payer sa défense, c’est une information d’intérêt public qui disparaît, et c’est votre droit de savoir qui recule.

Six mois d’enquêtes, publiées avant le premier tour

C’est pourquoi le FPL a lancé le 2 septembre son dixième appel à projets, « Six mois pour ne pas sombrer ». Il financera des enquêtes et des reportages sur l’extrême droite et sa nébuleuse réactionnaire, mais aussi sur celles et ceux qui s’organisent pour lui faire barrage. Les projets retenus seront annoncés en décembre. Notre promesse : qu’ils soient publiés avant l’élection.

Des enquêtes qui produisent déjà des effets

Nous savons que cela fonctionne. L’an dernier, vos dons nous ont permis de consacrer 300 000 euros à onze projets d’enquête sur l’extrême droite, le double de la première édition. Les enquêtes paraissent en ce moment.

Splann! a retrouvé intégristes, identitaires, royalistes et militants de Reconquête dans les pèlerinages, les foyers étudiants et les salles paroissiales du diocèse de Vannes. Les Jours ont suivi les militants d’extrême droite britanniques qui traversent la Manche pour mener des raids contre les exilés. Mediacités a enquêté sur Santiago Muzio, avocat lyonnais proche de Marion Maréchal. Moins de trois mois plus tard, il démissionnait de la direction de la Maison de l’Argentine, à la Cité universitaire de Paris.

Et ce travail continue. Sept rédactions locales, réunies dans le projet « On a déjà essayé » que nous finançons, enquêtent chaque mois, jusqu’à la présidentielle, sur ce que l’extrême droite fait du pouvoir là où elle l’exerce déjà.

100 000 euros avant le 29 octobre

Le FPL ne reçoit ni subvention publique, ni mécénat d’entreprise, ni argent de milliardaire. Il ne tient que par ses donatrices et ses donateurs, 13 208 à ce jour. Chaque euro donné est reversé aux rédactions. Aucun ne paie notre fonctionnement.

Il nous faut réunir 100 000 euros avant le 29 octobre pour lancer ce premier cycle d’enquêtes. Et si la campagne va plus loin, l’appel à projets ira plus loin avec elle.

Il reste six mois. Donnons aux rédactions indépendantes les moyens de les employer.

François Bonnet, président du Fonds pour une presse libre 

Soutenir la campagne

Les dons au FPL ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable : un don de 100 euros revient à 34 euros.

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